lundi 19 janvier 2009

EXPOSITION Cyrille MARTIN“Creuser un trou et gravir une montagne”


Mon travail d’artiste est multiforme, de chaque nouveau projet découle comme une évidence le choix de la technique adéquate pour le réaliser, avec pourtant une donnée récurrente, l’utilisation de moyens de mise en œuvre inattendus et simples (papiers, plâtre, déchets).

Au départ comme un fil conducteur il y a toujours le dessin, qui trace et fixe les frontières d’un travail à venir. A travers la sculpture ou simplement l’objet, la vidéo, ou encore l’installation, j’échafaude des plans et dresse des mises en situations inédites qui parfois relèvent d’un effet comique. Le spectateur placé dans une position inconfortable, mis en perpétuel déséquilibre, se retrouve en perte totale de repères, dans un univers troublant où les rapports d’échelle se mélangent et viennent fausser la réalité, alors des glissements se créent, afin de proposer des mondes intermédiaires, par exemple dans le bureau en 2002 ou encore les portes en 2005, le public visualise la projection d’un espace à taille humaine qui n’est en fait que le film d’une maquette agrandie.

Il existe un dessin de William Blake, intitulé “I want ! I want ! “ dans lequel on voit un personnage entreprendre d’aller sur la lune au moyen d’une échelle. Il est encouragé dans cette entreprise par deux personnages qui semblent être son seul public. Dans ce dessin, il apparaît que pour accéder à son désir fou, le personnage emploie des moyens stupides et inadaptés (une échelle) et la deuxième chose est que son public de toute évidence semble attendre qu’il se casse la gueule.

Pour mon exposition au Quai de la Batterie, je présente un choix d’une cinquantaine de dessins réalisés à Arras ainsi que quelque sculptures qui se veulent comme des moments figés, en attente d’être réactivés. Pour cela, j’ai emprunté les “visions du futur” des illustrateurs du XIXe siècle, mais aussi la force poétique des paysages de Myasaki avec sa fameuse ville flottante de “Laputa” (véritable lieu fantasmagorique)...

“Creuser un trou et gravir une montagne” c’est le titre de cette exposition que je propose pour clôturer ma résidence au Quai de la Batterie. Il s’agit d’énoncer deux impuissances à travers l’idée d’activités physiques laborieuses et inutiles.

Ce travail fera l’objet également d’un projet d’édition de livre d’artiste, l’occasion pour moi d’expérimenter une technique graphique nouvelle.Exposition Cyrille MARTIN du 28 novembre au 20 décembre 2008 dans la Galerie "L'Ecurie" de l'Hôtel de Guînes ARRAS.

9ème Festival International du Film d'Arras "L'AUTRE CINEMA"




Le Festival de cinéma été programmé du 7 au 16 novembre 2008 et célébrait notamment l’œuvre du britannique John Boorman mais aussi le cinéma d'Europe et du Monde...

Comme chaque année, depuis 8 ans, le Festival International du Film d'Arras est l'occasion pour le Quai de la Batterie de travailler en partenariat avec l'association Plan Séquence.

A cette occasion, Luc Brévart réalise une édition de lithographies limitées à 5 exemplaires, numérotées, dont une est offerte à l'invité d'honneur du festival.

Depuis 8 ans, la collection s'étoffe et sera présentée lors d'une future exposition.

Nous étions chargés d'organiser une soirée officielle du Festival.

"Le Bal des Poilus" s'est déroulé le samedi 15 novembre dernier à l'Hôtel de Guînes.

Pour plus de renseignements sur le Festival et Plan Séquence, c'est ici.

jeudi 20 novembre 2008

EXPOSITION Jacques VIMARD “ Rose Escargot ”


Exposition Jacques Vimard du 26 septembre au 24 octobre 2008

Peintre du désordre et du silence Jacques Vimard nous livre en toute émotion un univers abstrait-figuratif en perpétuelle mutation. Il aime se perdre sur de grands formats et laisser la peinture devenir une partie de lui-même.

« Alors la peinture vient à moi ! ».

C’est comme un acte de séduction, une communion, mais toujours dans la joie.

Dans cette fusion totale, l’espace se remplit et la couleur comme un événement s’exalte, laissée libre elle s’étale sensible et généreuse, épousant les formes aériennes, s’accrochant à la lumière en délimitant sur la toile des territoires organiques, de grands paysages imaginaires où se mêlent plis, lichens, semences et montagnes.

Dans un vocabulaire digne des grands lyriques, Jacques Vimard nous ouvre les portes de son jardin secret, et nous propose une balade à travers son univers original et déconcertant, il interroge la matière colorée, la nature, la vie et glisse parfois des signes de reconnaissance, des symboles : ici un escargot évolue sur la surface où le rose est omniprésent. Le rose, couleur fétiche de l’artiste, rappelle l’enfance, l’état d’insouciance et se veut volontairement provocateur, car le rose n’est pas artistiquement correct et le peintre lui reste toujours dissident par rapport à son époque.

« L’escargot... il est arrivé là dans la peinture, discrètement, cet être bizarre, étrange, jamais vraiment étranger pourtant, d’ailleurs, d’un autre âge, jamais vraiment étranger, familier, même intime, un songe, un secret. » J. Vimard le 15.7.2008

Pour vous le rose qu’est-ce que c’est ?

Le Rose c’est du carmin et du lait.

Un état d’innocence. Rosebud.Rose-Eros. Le doigt de l’aube.Volupté. Caresse-Love. Artifice.Décor. La fête. Le rien. L’éphémère.Le papier crépon. Un moment inventé.Les paillettes. L’anti-naturel.Le rose sur les lèvres.L’exubérance. L’outrance. Le bancal.L’irréel. « L’immense opulence inquiéstonnable ». A. Rimbaud
Et patati et patata.
« L’étoile a pleuré rose. » A. Rimbaud
Pour visiter son site: c'est ici

Portes ouvertes des ateliers d'artistes 2008 !


En octobre, le Quai de la Batterie participait à l'opération organisée par la région :

"Portes ouvertes des ateliers d'artistes en Nord - Pas-de-Calais"

L'occasion de visiter les ateliers et de redécouvrir les collections de livres d'artistes.

vendredi 7 novembre 2008

En septembre, les ateliers de pratiques artistiques redémarrent !

C’est reparti, venez déjà réserver vos places.

Comme chaque année, l’atelier galerie du Quai de la Batterie propose des ateliers aux enfants et aux adultes autour des techniques traditionnelles de fabrication du livre.
Venez vous initier au dessin, découvrir les différentes techniques de gravure, fabriquer votre papier, acquérir la patience du typographe…

Venez concevoir un livre d’artiste, de A à Z, de l’idée à la conception (forme, texte, visuels, impression) jusqu'à la reliure.
L’atelier hors les murs, c’est « La Petite Fabrique Ambulante» :C’est un concept d’atelier qui voyage, proposé au public scolaire et extrascolaire. L’équipe du Quai se déplace chez-vous avec ses machines pendant une semaine avec au programme : conception, gravure, reliure, façonnage pour la création d’un livre d’artiste tiré à 30 exemplaires.

LES TARIFS ET LES HORAIRES :

Ateliers pour les adultes et étudiants : (reprise le 16 septembre 2008)

Le mardi (sauf vacances scolaires)de 18H à 20H00 (60€/trimestre, matériel fourni)

Ateliers pour les enfants : (reprise le 17 septembre 2008)

Le mercredi (sauf vacances scolaires)de 14H00 à 15H30 de 15H30 à 17H00

Pour les enfants de 6 à 14 ans (55€/trimestre matériel fourni)

La Petite Fabrique Ambulante: (financement public possible)

Tarifs et renseignements nous consulter.

Vous voulez en savoir plus, sur rendez-vous uniquement, l’équipe du Quai de la Batterie, vous propose une visite et une présentation de l’atelier, ses machines, ses livres d’artistes et les travaux antérieurs réalisés par les adhérents.

Les "INSTANTANEES" de Péruwelz


Les Editions du Quai de la Batterie étaient présente au Marché du livre d'artiste et de la micro-édition de Péruwelz (Belgique), les 11 et 12 octobre 2008.
Visitez le site du Foyer Culturel de Péruwelz: c'est ici

jeudi 4 septembre 2008

Jessy Deshais et ses Dolls à ARRAS

Quelques images des Dolls Invaders en direct des superbes salons de l'Hôtel de Guînes...
hi, hi, hi, elles sont bien là... elles existent... je les ai vues...



DOLLS INVADERS "Las meninas d’Arras" De Jessy Deshais
 


Une installation fiction à l’univers décalé, unissant baroque et japonisme, du Nippon en dentelle.
Dans les salons d’un hôtel classé du 18ème siècle, la reine mère des Dolls Invaders, manga géant de 3 mètres de haut, trône comme un fantôme à visages multiples. Sorte d’Alien en perpétuelle mutation faciale, inspiré par sa localisation ponctuelle à Arras. Cette reine Doll baigne dans une création sonore, digne des séries TV 60’s, relevée au baroque évoquant l’atmosphère du lieu. Création signée Emmanuel Joubert. Un témoin se confie : il les connaît, elles existent ! Une preuve de leur invasion : leur monnaie, ironie d’un autre monde, le « Doll-Art » sera échangée le soir du vernissage comme seule preuve de leur passage chez vous.
Las meninas d’Arras est la pièce n°6 des DOLLS INVADERS.
Créée en 2006 , la Doll, personnage logotypique, devient fer de lance d’événements-fictions qui s’étendent à l’infini et ne se rejouent jamais. On retrouve la drôlerie derrière des craintes d’uniformité mondiale, de clônage avenir. Les Dolls : embryons mi-animal mi-humain, envahissent notre esprit par leur multiplication. Elles nous rappellent notre peur paradoxales des autres ; plus nous nous ressemblons, plus nous nous jugeons, plus nous nous cherchons des différences. La Doll est finalement ce point de départ fœtal par lequel nous sommes tous passés. Riant de nos craintes, de nos névroses, elles se moquent de nous-mêmes, envahisseurs que nous sommes tous.

Quelques repères :
Jessy Deshais, plasticienne- née en 1966 à Tours- vit et travaille à Montreuil sous bois, cultive la diversité des métiers de l’image comme le graphisme, l’animation et réalisation de films ou de génériques TV (à voir bientôt « LES MOBILS » et « •363 »), la scénographie (avec le Théâtre de chambre, « Les Nuits Secrètes »), l’illustration de presse (Le Monde, Libération…), l’installation multimédia et la « peinture ».

Exposition Jessy Deshais au Quai de la Batterie: du 16 mai au 6 juin 2008

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